~ Indiana Louis et Eloa Jones… ~
C’est l’histoire d’un québécois et d’une française qui décident de partir à la conquête du Mont Royal. Dans leurs sacs, bières, salade variée, briquet, mouchoirs, désinfectant pour les mains… Petite balade dans la forêt pour attérir dans un petit enclos plat dans lequel on retrouve les vestiges d’un feu de camp…
Indiana Louis : « Campons ici ma chère Eloa Jones »
Moua (alias Eloa Jones) : « Bonne idée Indiana Louis… ! »
Première étape, chercher de quoi faire du feu tout en sirotant une bière (bien mousseuse…). Eloa Jones ramasse des brindilles pendant qu’Indiana Louis lui rapporte « des feuilles » encore accrochées aux branches…
Moi : Dis moi gros malin, tu crois franchement qu’on va pouvoir allumer un feu avec des branches vertes ? -_-
Indiana Louis : J’en sais rien, je sais pas faire un feu de camp…
Moi : Ben heureusement que de nous deux c’est toi le bûcheron amoureux de la nature, sinon je sais pas comment on survivrai -_-
Indiana Louis : Rooo, t’as l’air de bien te démerder pour allumer un feu.. Je te regarde, j’en prend de la graine t’inquiète…
Moi : >< De la merde ! Tu vas chercher des feuilles MORTES, marrons, crépitantes sous les doigts et détachées d'une branche... et des brindilles SECHES !
Indiana Louis : …
15 minutes après, alors que le feu commence à prendre forme mais difficile à se tenir par manque de feuille sèches, j’appelle Indiana Louis, lui demandant s’il peut m’en apporter… Depuis le temps qu’il est parti, je m’attend à le voir débarquer avec une grosse botte de feuilles mortes, mais qu’elle n’est ma surprise de le voir arriver avec deux poignées desdites feuilles…
Moi : Sèrieux, tu les as triées ou quoi ? Oo
Indiana Louis : Ben faut savoir, je croyais que tu ne les voulais pas du tout mouillées (le sol était un peu, mais alors vraiment un peu quoi, humide)…
Moi : Oui, donc c’est bien ce que je dis, tu les as triées… -_-
On y arrive enfin et on s’attelle à la préparation de réserve de bois et de feuilles pour tenir le feu une bonne partie de la nuit. Il crépite depuis un bon moment. Indiana Louis et Eloa Jones se posant de temps en temps contre un rondin pour regarder le feu et surtout boire leur bière…
C’est alors qu’une nana en randonnée vient me voir et me dit « mais faut pas faire de feu, c’est interdit… blablabla… »
Ne sachant en fait pas que c’était interdit, j’éteind le feu grâce à la flotte qu’on avait dans deux petites bouteilles… (les seuls d’ailleurs) C’est lors qu’Indiana Louis reviens…
Indiana Louis : Ben pourquoi t’as éteint le feu
Eloa Jones : Ben parce que c’est interdit…
Indiana Louis : Oui, mais on avait juste un pauvre mini feu, entouré de cailloux, assez loin des arbres mouillés et humides. En plus y’a pas de vent…
Eloa Jones : Oui ben il est éteind pis voilà…
C’est alors que j’ai comprit ô combien ce feu nous était utile. Eloa Jones, apparement considérée comme une vache laitière pour les moustiques environnants (« minringoués ».. je sais pas trop comment ils pononcent et écrivent ça ici) qui s’en donnèrent à coeur joie à siroter gaiement mon sang -_-
Il y en a même un qui m’a piqué le sommet du crâne… Connard !
Au bout de deux heures à se (juste moi en fait) faire harceler par les stikmous, Indiana Louis et Eloa Jones décident enfin de rallumer le feu. Mais la nuit était tombée entre temps… Amusez vous à chercher des feuilles mortes et des branches dans le noir… Surtout quand votre coéquipier déjà en plein jour galère à cette tâche… lol
On y arrive tout de même. (Trop forts !) et on blablatte devant le feu qui crépite, siffle et gémit. La bière commence à faire effet, je me lance dans un monologue dont je ne me rappelle pas un traître mot… Je me souviens juste qu’Indiana Louis m’ai dit « ‘Sti, t’es une vraie Mère Thérésa toué » -_- Il est cute le québécois… lol
On se pose sur le rondin tout en matant le ciel avé la fumée qui nous évitaient les moustiques (quelle joie de se rendre compte le lendemain qu’on sent le poulet fumé ! ) et je m’endort… Il pleuvait légèrement mais on était protégés par les arbres.. Jusqu’au moment où le feu commence à mourir et qu’une bourrasque nous gèle carrément en fait ><
Eloa Jones : Gniarf, fait froid… On rentre ?
Indiana Louis : Okay..
Seulement, Mont Royal-D’iberville : Plus d’une heure de marche -_-
Mais bon, on a eu l’occaz de passer sur les « tableau sur le bitûme » qu’on était en réalité sencés voir avant d’aller se poser dans la forêt… Marcher sous la pluie en se les gelant, ça décuite, c’moi qui vous le dit !!!
Pis on a rien trouvé à fumer >< Ce sera pour samedi :p
Fin voilà, Indiana Louis m’a ramené chez moi avant de rentrer sur Longueuil (à 5 heures du mat XD) pis aujourd hui, séance méga émotion en allant dire au revoir à tout le monde à la bibliothèque Saint-Charles
Johannie, une pitchoune qui vient à la bibliothèque, m’a même apporté une petite babiole, sa photo et un gâteau (tout crabouille mais c’est le geste qui compte)pour pas que je l’oublie. Echange d’msn.. suis allée pleurer dans le bureau de France ><
Fin bref, retenir ses larmes, pas si facile… Soirée pépère à faire tourner une machine des fringues sales de la veille et blogage à gogo…
des ptites photos de notre glorieuse éscapade ? -_-

Heureusement que j’étais là…

Indiana Louis…

… et Eloa Jones
Regardez ce que ce Robinson Crusoé en herbe a voulu me faire brûler -_-
Fin bon… Pas de blessés… mais pas rassurée la fille d’entendre des écureuils dans les feuilles en plein milieu de la nuit…
Je veux pas partir !!!
Demain, c’est diète >
après 4 heures à somnoler dans un lit pas adapté à mon dos défoncé, je me lève à 9 heures du mat’ suite à la sonnerie du général Réveil… J’ai rendez-vous à 10 h 30 avec Nadine pour aller manger un ptit truc ensemble (avant mon départ).
On se retrouve à la station « Monk » et on se balade dans les rues en flânant un peu.
On papotte.. j’achète un truc au passage pour mon chéri.. et là, on tombe nez à nez avec un « resto/snack traditionnel »
Nadine : « Oh tiens, je voulais m’essayer ça un de ces 4, ça te tente ? »
Moi : *ventre qui gargouille* Ouich…
On rentre… ça sent la friture, le gras à plein nez. Où tu m’as emmené Nadine ?Oo
Môssieur : Vous prendrez quoi mesdemoiselles ?
Je suis tentée de lui répondre « salade », mais vois que ce genre de chose ne semble pas être dans le menu. Non… sous mes yeux, pânure, sauce, frites, sauce, grand gobelets de boissons sucrées et gazeuses, sauce, gras… sauce.. -_-
Nadine : Tu vas voir, tout ce qu’il y a dedans est typiquement québécois. Attends toi à pas avoir faim ce soir…
Moi : Gné ? -_- Ben.. euh.. je prendrai le truc qui ressemble à un plat équilibré là… Oui, le machin avec tomate, salade poulet.. et sauce -_-
5 minutes après, je me retrouve avec une sorte de pita dans laquelle sont fourrés : une rondelle de tomate, une feuille de salade, deux morceaux de poulet et… trois litres de sauce blanche… -_- + une barquette de frites (mais pas des frites comme à Mc Do… Là, une frite, c’est la moitié d’une patate française…) et une boisson (ice tea) méga over pas sucrée ( on équilibre comme on peut hein >< )
Fin bref, je regarde Nadine, totalement alarmée
Moi : euh… c’est pour deux ? Elles se mangent en combien de bouchées les frites ? Y’a pas de dessert là hein ? Nan parce que déjà, si j’arrive à manger le truc à la pita, tu pourras applause -_-
Nadine : attend, tu vas voir ce que j’ai prit…
Et schplof ! Une espèce de truc… mais moche !!!
Genre ça quoi…
O.o
Nadine… c’est queuwa ça ?
Nadine : ben ça, c’est une poutine ^^
Moi : Vladi pas donc que ça me coupe l’appétit… *blague de merde* Et euh.. y’a quoi dedans ?
Nadine : Frites, fromage (nb : ici, fromage = carré jaune au goût, à la texture et à l’aspect du plastique. Avantage : fond de façon rigolote sur la poutine tout en gardant un minimum de tenu. Inconvénient : c’est tout, sauf du fromage pour moi…) et sauce (tiens.. ça m’aurait étonné…)
Moi : O.O ben.. euh… bon appétit.
Nadine : Merci, toi aussi ^^
Après un effort monumental, tel l’athlète invincible qui soulève des althères à la force de sa bistouquette, j’ai ENFIN pu terminer mon « pita machin… » et boire ma boisson… Nadine, elle, telle une professionnelle, mange sa poutine sans problème et s’attaque même à son cheesburger triple étage d’oignons… J’ai cependant louché sur les frites, trouvant dommage de devoir jeter de la nourriture (j’aime pas trop beaucoup les frites en général.. mais l’huile au frites, c’est pas vraiment mon truc non plus). J’ai eu le courage d’en manger deux ou trois… Puis j’ai été battue par KO par la Malbouffe (comme l’appelle Nadine ^^).
And the winner iiiiis : Colle your bourrelets on your bottom…
C’était perdu d’avance…
Pas besoin de préciser qu’en sortant du « resto », je me prenais pour « Sauvez Willy » ou le Bidundum Michelin 
Mais bon, là où c’est moins plus pas marrant très beaucoup, c’est que j’ai eu mal au bide toute la journée et que même 10 heures après, ce truc passe toujours pas… Si vous aviez vu la sauce !!!
Fin bref. Pour digérer (du moins tenter) Nadine et moi nous posons sur un banc pas très loin de ma « bibliothèque du jour ». On papotte, quand une bonne femme viens demander si elle peut s’asseoir à notre banc histoire d’attendre une copine. Evidement petite madame ^^
C’est alors que la gentille madame commence à nous raconter sa vie. En 5 minutes top chronos, j’ai apprit que cette dame s’appelait Ginette, qu’elle avait 3 enfants (une fille de 35 ans, un fille de 30 ans et une autre fille de 25 ans, récement mariée à un marocain et qui avait fait un voyage en France à Bordeaux plus précisément. ) qu’elle venait d’une région du québec… elle me l’a dit 15 fois, mais je m’en souviens plus, qu’elle aimait pas trop beaucoup son chum parce qu’il était méchant avec elle (Nadine et moi avions beau lui conseiller de larguer son copain, elle faisait mine de ne pas avoir entendu..) qu’elle aimait pas trop Montréal parce que les gens étaient moins social que de là où elle venait, qu’elle lisait l’avenir dans les cartes et que depuis qu’elle avait prédit la mort de sa nièce, elle avait peur de le refaire, qu’elle est l’une des 19 enfants que sa mère a eu (courageuse la boune femme ><) et que 2 de ses frères et soeurs sont morts... Il me manque quelques détails, mais bon.. en 5 minutes, je vous assure qu'elle a gazé...
J’embauche dans pas longtemps. On s’éclipse Nadine et moi en remerciant la dame (dont l’amie vient à point pour nous sauver) et on se sépare, moi allant à Marie-Uguay et Nadine à Saint-Charles.
J’arrive à la bibliothèque. Ptite dernière journée. Il me reste quelques bricoles à faire. Je passe voir Johanne, ma fan de la France « sans soucis, vive la France » me dit-elle sans cesse XD
On papotte, on papotte. Quand un collègue (dont je ne citerai pas le nom) vient parler avec moi. Je l’apprécie, peut être parce que je connais un bon bout de sa vie personnelle… J’ai toujours trouvé ça amusant d’entendre les gens parler d’eux aux nouveaux ou stagiaires. On se rend compte que même en étant professionnels, les hommes restent des hommes quoi qu’il arrive.
Sinon, j’ai eu la chance d’avoir, sur le chemin du retour, une jeune femme noire vêtue d’une mini-jupe raz la moule… J’ai d’ailleurs bien vu cette dernière lorsque la jeune femme s’est assis en ayant manifestiment omis de mettre un sous-vêtement ce matin… Un minou noir.. j’en avais encore jamais vu… Ptdr !!!
A part ça : demain, journée gâteau à Saint-Charles et bourrage-défonçage avec Louis dans le parc Mont-Royal. Nuit blanche prévue (comme les métros ne sont plus en service à partir de minuit et que j’ai l’intention de faire la fête bien au delà, obligés de passer la nuit dehors XD ). Pique-nique, boxer et chaussettes de rechange (pas une crado non plus >< )... Parée captain !!!
Vendredi, je pense revenir à Saint-Charles faire un bisou à tout le monde (avec la nuit blanche dans la tronche et l’haleine de bière, oui madame… -_- ) ils vont me manquer 
Voili voilou… Samedi, travelling dans Montréal de prévu avec David… Dimanche… sais pas encore… Peut être barboc chez le collègue qui me parle de sa vie privée… Lundi.. sais pas…mardi.. raaaaa, mardi caca !!! ><
Monsieur Chat…
Mon chat ! Mon bébé chat… naaaaaaaaa !!!!
Tsuki est mort une semaine seulement avant que je rentre!
Alors j’emmerde tous ceux qui me diront « désolé pour ton chat » » ça va Eloa ? » ou autre conneries de ce genre. C’est peut être con à dire, mais cette boule de poil, c’était un ami. Oui… mettez-vous dans le crâne qu’il était le seul à être là 24/24 quand j’allais mal. Le seul à me ronronner à l’oreille quand je dormais. Le seul à se frotter à ma joue quand je pleurais…
Je sais pas comment il est mort. Je ne sais pas quand. Juju m’a juste transmis… j’ai perdu mon chat.
Et merde ! Pas lui quoi…
Faites tous chier ! Je veux pas rentrer ! Je veux pas vous entendre gueuler comme des porcs ! Je veux pas voir vos tête de faux cul… Les seuls que je veux, ce sont que j’aime et je les compte sur les doigts de la main….
A Tsuki, Monsieur Chat 
Et schploutch !!!
Bon, ben.. plus qu’une petite semaine avant mon départ.
Je m’en vais mardi… smulrf !
Après avoir passé la journée à Saint-Charles samedi, je suis allée m’acheter un pantalon à 80 dollars dimanche (jblam ! gling gling !) et lundi (aujourd hui..) dernier jour à Goerges-Vanier… resmlurf !
J’ai commencé mes valises (splouatch ! le bordel !) et regroupé mes affaires…
Humeur branlante (skouip skouip !!!) je sais pas ce que je veux. Rentrer retrouver mon chéri et mes amis… rester et me la couler douce à Wonderland ? Et bouse ! (schpouitch !)
Alors pour le fun… J’ai choppé des images rigolotes…
Pour Juju !
Non aux génocides !!!

Hop… celle là je la glisse là mine de rien…
Ooohhhh *o* Ct’i pô cute ?
Super papy contre Maxi poisson… c’est l’heure du dududududuDUEL !!! (vive Yugi ôh -_- )
Définition psychologique du terme « avoir la tête dans le cul »…

« Merde alors.. où j’ai bien pu ranger ma bouteille de gniole ? ><"
Les enfants... ne refaites pas ça à la maison.. si tant est que vous en êtes capables... Ceci est un médicament contre la constipation. Parlez-en à votre médecin...

Deuxième effet Kiss Kool… Qu’est-ce qu’on dit ? On dit merci Aubade ^^
Voila… Fini la détente !!!
Tout le monde au boulot ><
Time out
Fini… J’ai fini…
Allez, on ouvre (enfin) les vannes et on laisse se déverser le torrent contenu depuis si longtemps.
Cela faisait tellement de temps que je n’avais pas pleuré que ça m’en a fait presque mal physiquement. Sentir son visage se tordre sous un rictus ingras, ses yeux se plisser en gonflant, toutes les rides prématurées se courber… Une heures et 17 minutes… ça ne fait pas moins de temps que ça que je pleure.
Aucune importance les petites tristesses qui ont fait naître dans mes yeux une ou de gouttes depuis si longtemps. Je vous parle des pleurs torrentiels. Ceux qui vous infligent des sanglots et spasmes incontrôlables, que vous essayer de cacher au mieux possible afin de ne pas réveiller la collocatrice qui dort juste à côté, alors que la seule envie que vous avez, c’est d’hurler à la mort en vous roulant par terre.
Il fallait que ça sorte, je me suis presque forcée à pleurer… trop longtemps que je n’y arrivais pas, que je n’en avais pas forcément envie… mais j’avais l’impression d’être un vrai château d’eau et de me transformer petit à petit en Bibundum liquide…
Je repense à France, à toutes ces personnes que j’ai rencontrées durant mon stage, ces mêmes personnes qui ont été pour moi les plus gentilles qu’il m’a été donné de rencontrer. Aujourd hui encore, je crois rêver en pensant à elles. Quel choc vais-je avoir en rentrant en France ? Vais-je péter un câble comme je le craind ? Ca fait tellement bizarre de pleurer autant après tant de sourires… Ai-je donc tant changé en deux mois ?
Comment les remercier ? Comment rendre à tous ces gens tous ces sentiments qu’ils ont éveillés en moi ? Comment pouvoir leur offrir un présent à la hauteur de ce qu’ils m’ont offert ?
Hélène et France ont étées formidable lors de ma soutenance. Des regards de chacunes d’elles m’ont réconforté durant mon temps de parole. Je me suis appliquée du mieux que j’ai pu et j’ai réussi, grâce à elles.
Et lors du « pot » de fin d’examen, France qui m’offre une boîte de Wipppets ( vous voyez ces nounours guimauve qui me font tellement envie ? Ben vous leur donnez la forme de grosses crottes en chocolat, vous intégrez un biscuit en plus sous la guimauve… et vous avez un Wippet). Ce qu’elle ne sait pas, c’est que je compte apporter un groooos gâteau au chocolat pour mon dernier jour. Histoire que toute l’équipe en profite. Ma carte de remerciement est signée depuis belle lurette. Elle me semble tellement ridicule face à tout ce que j’ai pu vivre ici…
Et puis, il y a le fait que je me rende compte que j’ai achevé mes études, aujourd’hui, à 17 heures. Désormais, Eloa, 20 ans, emploi : néant. Ca si ça donne pas un coup au moral…
Mais en fait, je pleure de bonheur. Je me rend compte de la chance que j’ai (encore) d’avoir pu rencontrer tous ces gens et le fait de me dire que d’ici deux semaines je serai loin d’eux peut être pour toujours me brise littéralement le coeur. Certes, je retrouverai ceux que j’aime mais ce stage a éveillé en moi un tel coup de foudre qu’en quittant le Québec, j’ai l’impression de quitter celui que j’aime (je parle du pays) pour mon ex qui m’a fait du mal et déçu…
Enfin… le tout s’est terminé par une invitation de mon directeur à boire un verre au Foufounes Electriques (je vous jure !) Pour ceux qui connaissent monsieur Frustier, imaginez-le dans un bar de métal, punk, rock, goth, skin… Vous imaginez bien ? Vous êtes morts de rire ? C’est normal… mais même pas peur, il est venu et est même resté plus d’une demi-heure (pendant que je m’enfilais mes déspé à une allure incroyable et rentrait par la suite chez moi à moitié bourrée -à la despé- *s’emmure pour ne jamais avoir à subir vos regards…*)
Voila… demain je suis à la bibliothèque Saint-Charles où je vais continuer les passeport-lecture… Je sais que désormais la semaine qui me reste ici passera à une allure folle… j’en ai les sanglots qui reviennent…
Juste pour ça, j’aimerai courir e marche arrière pour remonter le temps… (j’aime finir sur des phrases bourrées de philosophie…m’en fous, marrez-vous, j’suis emmurée >< )
Charles Aznavour « Emmenez-moi »
Tape ta honte pour la choré (tout de même…) mais cette chanson… CETTE CHANSON !!!
Et puis zut tiens, demain oral…
Un coup de « Compagnie Créole » pour remonter le moral…. Merci la Mule !!! 
Moi je dis, avec un paquet de nounours guimauve choco, ça irait vachement mieux quand même…
« Et je me pend au cou de mon rêve » *o*
Un week end balade et un mercredi au musée d’art contemporain…
Tiendez, des photos…
La flème du blabla… J’ai imprimé et relié mes rapports… J-1… balise, balise !!!
Dans la rue près de Mont-Royal… Y’as des jolis resto chinois 
Et des supers magasins gothiques dans lesquels tu pleure parce que tu sais que le moindre bout de chiffon (ou de cuir) ne coûte pas moins de 100 $ !!!
Déprimée, tu rentre chez toi en prenant en photo le bord de la station de métro du haut de ton escalier (parce que t’aime pas les escalators et que tu veux te faire les couisses 
Pis le lendemain, pour la forme, tu vas rejoindre Louis sur le pont Jacques Quartier… mais ce que Môssieur ne sait pas, c’est qu’à chaque fois qu’un camion passe sur le pont, tu t’accroche à la férail et tu fais ce qu’il ne faut pas faire : regarder en bas… Alors tu balise encore plus et le maudit dans ta tête de t’avoir donné un lieu de rendez-vous aussi horrible… !
Bon ok.. pas si horrible que ça parce que tu ne t’empêche pas une seule seconde de blinder l’appareil photo de ton propriétaire d’images toutes plus belles les unes que les autres 
De l’autre côté du pont, tu aperçois même : « OOOOOOh ^^ Ils sont trop mignons vos ragondins
«
Louis : « Euh… Eloa ? C’est une marmotte »
Moi: « C’est ça.. fous toi de moi… et il sont où le chocolat et le papier d’alu ? Hein ? >< "
Tout ça pour se rendre compte qu’il y a du vent, qu j’ai des bras énormes et que je ferais bien d’aller m’acheter un sourire un de ces 4 
Pis on apprend également à 18 heures 05 que la biosphère ferme ses portes à 18 heures le dimanche…
Enfin bon… mercredi, rattrapage près du vieux port *o*
A beauuuu !!!
*Tilt ! Et merdeeuuu, j’ai toujours pas fini de préparer mon oral moi >< *
Angoisse en phase terminale…
J -- 2 avant la soutenance de stage…
Je sens cette grosse boule d’inquiétude qui s’est logée violement dans mon estomac. Elle est là, me nargue, me fait mal…
Dans deux jours, je passerai devant un jury composé de deux professionnelles et de mon directeur. 20 minutes à parler seule devant eux… Un coup d’oeil porté à mon diaporama…
Je ne tiendrai jamais 20 minutes… 20 minutes pour dire quoi ? Répéter mon rapport ? C’est bien parti… mais ça n’est pas le but. Je m’enlise, me sent littéralement perdue. Comme si j’étais dans une grande piscine sans fond et qu’on me disait « Nage Eloa, le bord n’est pas si loin »… mais il me suffit d’une brasse ratée pour boire la tasse.
Dernière ligne droite avant la phase finale de mes études. Je doute que ce soient les dernières. Je me suis renseignée, si je veux pouvoir travailler en bibliothèque à Montréal, je devrait les reprendre et en prendre pour 3 ans encore… Je n’en sortirai donc jamais.
L’adrénaline qui cogne aux tempes, je ne me sens pas motivée, je me sens plutôt prisonnière. Comme enfermée dans une boule de verre qu’on secoue à pleines mains en espérant que de la neige sorte de mon cul…
Depuis mon arrivée en Vendée, je n’ai jamais été brillante en cours. Pas par manque de volonté (ou si peut être, en y réfléchissant bien…) mais plus parce que mon angoisse me fait révéler qui je suis vraiment. Eloa au naturel devant la peur de l’échec. C’est-y pas touchant ? ><
Pourtant, en voulant bien faire, je ne sais pas rentrer dans les normes conventionnelles dictée par le professorat. Je brasse comme une dératée à contre courant dans une mer de boue… Bravo…
J’imprime et relie mon rapport et mon passeport-lecture demain, remet le tout à mon directeur à son hôtel pour jeudi… Je sais que je vais encore faire des erreurs, comme d’habitude.
Le manque de confiance en soit… Pourtant, personne ne me croit « Toi, Eloa, tu manque de confiance en toi ? Arrète, tu me charies ! »
Ferme la… tu ne sais pas ce qui se passe dans ma tête. On tente de sauver les apparences, on fait des sourires alors qu’on a qu’une envie, c’est de fondre en larmes à la face du monde. Putain ce que j’ai peur !
J’ai arrêté les anxio y’a près d’un mois. Je ne touche plus à ces saloperies et bien sûr, au moindre coup de stress, je replonge de nouveau…
Mais ce qui est étrange, c’est que le cadre et les gens qui m’entournent, même s’ils ne s’en rendent pas compte, me procurent une sorte de soulagement. J’ai beau avoir conscience qu’après cet oral, je serai « libre », leur présence et leur soutien m’aide à ne pas péter un câble, à ne pas pleurer comme une gamine et à me donner envie qu’ils soient fiers de moi. J’ai envie de triompher et de pouvoir leur dire un jour « c’est grâce à vous si j’en suis arrivée là »…
J’ai terriblement peur… Pourtant, c’est quand j’ai peur que l’on me voit vraiment. Malheureusement, mon naturel n’appartient pas au protocolaire, au conventionnalisme. Je m’éfforce d’être professionnelle au possible, mais je ne sais pas vivre dans la retenue. Ne pas faire une note d’humour durant mon oral… en serait-je capable? Je ne fais pas ça pour amuser la galerie, mais tout bonnement parce que c’est ma façon à moi de décompresser, de ne pas laisser les vannes bloquées et me murer dans mon angoisse…. Une cocotte minutes sans moyen de décompression : ça explose.
J’ai peur de déraper. De glisser sur une savonette grosse comme moi et de me retrouver les 4 fers en l’air devant tous ces gens qui attendent tant de moi…
20 minutes. Ce n’est pourtant qu’un simple oral. Mais c’est avec plus de peur encore que je repense à ce grand oral où j’ai failli m’évanouir devant 150 personnes… Lamentable.
J’ai tellement aimé ce stage, ces gens, ces sourires, cet accueil. Je suis sur un nuage mais un autre, gris et gigantesque, vient passer au dessus de ma tête. Je vais être mouillée, mais il faut que je m’accroche aux bribes de vapeurs blanches qui me soutiennent… ou bien je tombe de mon nuage et me vautre lamentablement la trogne -_-
Quoi qu’il en soit.. 2 jours, c’est peu. Je n’arrive pas à pondre la moindre phrase valable pour un oral. J’aurai des notes, mais je me force à ne noter que des mots et non pas des phrases entières. Vas-y l’alpiniste, gravit ta montagne sans corde de sécurité !
Il est 18 heures 20. Je fini à 21 heures ce soir…
Je me sens toujours pataude, comme un poussin qui sort tout juste de son oeuf ou bien le mec bourré qui sort juste du bar. Des jambes de coton, pas de béquilles… démerde toi ma fille…
Vivement samedi matin que je me rende bien compte si tout ça était réel et en valait la peine…
Une balade à Montréal by night…
Gilbert : « Une balade ça vous dit les filles ? »
Marly : « Oui »
Célia: « Non »
Eloa… Eloa ? Oo Pourquoi t’es maquillée, coiffée et que tu sens bon le parfum ?
Moi: « Ben quoi ? On sort non ? »
Moi, Eloa, 20 ans… pas sortie depuis trois semaines -_-
Une petite balade en charette ma foi fort sympathique. Direction principale : Mont Royal pour assister à un magnifique couché de soleil québécois *o*
Petite visite guidée par Môssieur Gilbert… Tout ça filmé… mais mon ordi n’est pas assez puissant pour tout ingurgiter.. alors vous aurez droit au montage de mon film sur le québéc quand je serai revenue et sur un ordi… Un ordi quoi..
Pour l’instant, mini séance photo (que Gilbert a prit avec son appareil parce que… LE MIEN MARCHE PLUUUUUUUS )
Marly et moi… L’une prend des photos, l’autre filme le paysage… Laklass 
Au pied du dôme de Frère André (un saint ? oO) C’est par où La Mecque ?
Un raton laveur qui se prend pour un koala… Lui aussi je l’ai filmé ^^
J’adore cette photo… « Et mon cheeseburger ? Il est où mon chesseburger ?! J’avais demandé un menu maxi best of plus !!! Et en plus, j’ai pas de p’tit jouet !!! »
Resto gratos 
Marly, Gilbert et moi, pris en photo par un mec archi nazbroc en cadrage…
Moi quand je serai grande…
Jeudi matin (aujourd’hui quoi, mais j’ai perdu la date…) j’ai fait une animation « heure du conte » à 30 petits bouchons de 4à 5 ans…
Chantal : « ça va Eloa ? Pas trop le trac ? »
Moi : *le regard terrifié par tous ces petits monstres aux dents toutes mieux aigusées les unes que les autres* euh… Ils ont bien mangé ce matin ? Hein ?
Chantal : « Tout va bien se passer… ne t’inquiète pas »
Moi : » Pas de soucis » *les jambes qui flagellent
Chantal : » C’est mignon le « pas de soucis », c’est typiquement français » ^^
Moi : -_-
L’heure fut grâve, une 30 aine de micro nains, tous affamés à le lécher les babines et à me regarder avec leurs petits yeux humides et implorant pour me faire croire qu’il me laisseront sauve à la fin de notre entrevue, entrent dans la pièce…
Première groupe de 10 : j’énfile un chapeau de sorcière (ben oui.. je lisais l’histoire de « Carole la Luciole » et cette dernière a un joli chapeau pointu.. pis je vous merde d’abord >< ) et là, un petit monstre me pointe du doigts et braille "Aaaaahhaaaa t'es une sorcière !!!"
-_- « Euh.. oui mais non.. en fait, je suis une fée… »
Le gosse : « Pas vrai, t’as un chapeau de l’Halloween sur la tête »
Moi : *si jamais il continue, je le mord la première comme ça, je pourrai me sauver en courant pendant que ses potes cannibales me courent après.. Je suis plus grande, donc je devrait pouvoir courir plus vite…*
Je lis mes deux histoires, entrecoupées de petites voix aigües » Et pourquoi Carole elle a prit les affaires de Mireille ? », « Ohhh, Mireille et Léon on le retrouve dans l’histoire de Mimi la fourmis », « Si, t’es déguisée en sorcière >< ", " Et le crocrodile lô, il fait quoi ?"
Je les aime *o*
Deuxième groupe, une petite fille noire me parle, avec ses yeux craquants et je finis la conversation par un « T’es vraiment trop mignonne toi ^^ » et l’institutrice de se racler la gorge en me disant « Mignon Eloa.. c’est un garçon… »
Moi : O.O *et merdeu*
L’instit : « Mais t’inquiète pas, ça arrive souvent »
Moi: -_-’
Bon, quelques bafouilles pour lire les histoires, mais tout va bien…
Troisième groupe, je me retrouve face à un enfant autiste qui me regarde avec des yeux de serial killer. « Oo bon.. euh.. ben.. euh… Oui je suis déguisée en sorcière -_-.. Euh… Je vais vous raconter l’histoire de « Carole la Luciole »
Le gosse : » BAAAHHHAAHAHAHAHAAAHAHAHAH »
Moi : *bond de trois mètres de haut sur ma chaise*
L’instit : ça suffit Antoine.. chuuuuuuut
Le gosse : « BAHAHAAAHHHOHOHHAAHAHAUUHHAHAH »
L’instit : « Tu peux commencer l’histoire Eloa »
Moi: Oo « Il a eu droit à son vaccin antirabique hein ? »
Raaah, je suis méchante ^^ L’heure du conte a défilé à toute allure, ce fut un réèl délice.
J’ai même eu des nouvelles de mon directeur qui me dit que je peux me permettre de ne rendre mon rapport que Jeudi prochain et j’ai presque fini mon deuxième passeport lecture (que j’ai quand même du recommencer hier soir… -_- )
Mais comme vous avez été de gentils petits monstre, vous avez droit à une photo de moi durant l’animation.. Allez y, chariez… M’en fout, j’ai mon vaccin antirabique sur moi 































